, confortant l'’approvisionnement de l’Allemagne en gaz russe, dans son interview à l’hebdomadaire der Spiegel, résume le quotidien Berliner Zeitung . Berlin aurait du  s’en détacher dés 2014, lors de l’annexion de la Crimée. « L’Allemagne devait alors financer en urgence des terminaux de gaz liquide -permettant l'importation de gaz US par exemple- ainsi que des structures d’importation appropriées pour les raffineries de l’est du pays, même si elles n’étaient pas indispensable économiquement. »  Et une part des sanctions actuelles aurait déjà du être mises en œuvre.

Le gazoduc Northstream II n’était pas essentiel pour l’approvisionnement énergétique du pays, selon lui. « Le problème n’est pas qu’il y ait deux, trois ou quatre Pipelines, mais qu’ils viennent tous de Russie », souligne Scholz.
Le chancelier se défend d’avoir facilité les visées de Moscou de supprimer le passage du gaz russe via le pipe-line sibérien et d’avoir contribué ainsi indirectement à priver ainsi l’Ukraine du revenu des taxes de transit sur son sol. L’Allemagne aurait, selon lui, garanti par contrat la poursuite du passage des livraisons de gaz par l’Ukraine.

Mais il ne se prononce pas sur le financement de la "Fondation pour le climat » de la ministre-présidente du Land de Mecklembourg-Vorpommer -ex Allemagne de l'est- , Manuela Schwesig (SPD). par Gazprom’, le groupe gazier russe.

« C’est une décision du gouvernement et du parlement du Land », insiste-t-il. Le gazoduc Northstream II a son terminal à Lubmin, en Mecklembourg ou il devait constituer une ressource en emploi stable. Avant la guerre !

Le gouvernement Scholz a gelé la mise en servie du gazoduc.  Manuela Schwesig a pris des distances à l’égard du gazoduc et de la fondation, estimant que l’un et l’autre étaient des « fautes ». La fondation doit être dissoute. Mais Schwesig n’en est pas moins soumise au feu roulant des critiques pour sa politique favorisant Moscou.