Les toiles de la collection détenue clandestinement par Cornelius Gurlitt vont être examinées par des experts et celles qui ont été « volées » devraient être rendues à leurs propriétaires, ou plutôt à leurs descendants. La découverte en novembre 2013 des 1400 toiles de maîtres supposées disparues dans les ruines du bombardement de Dresde avait fait l'effet d'une bombe. Gurlitt les avaient « héritées » de son père, Hildebrandt Gurlitt, chargé par Hitler de vendre aux collectionneurs de la planète les œuvres d'art saisies par le Reich. ( Voir mon billet du 6 novembre)

Les négociations entre les autorités bavaroises et le collectionneur clandestin depuis des décennies, qui vit aujourd'hui à Münich ont été difficiles. Gurlitt vit dans un « autre monde » selon le Süddeutsche Zeitung.

Il était ainsi furieux que l'état, les douanes, se soient permis de saisir les toiles auxquelles il tient par dessus tout. Et qui lui permirent visiblement jusqu'ici de vivre en marge de la société. Les services fiscaux ont également entamé une procédure pour détournement fiscal...

Premier geste du collectionneur, il serait prêt aujourd'hui à rendre à ses propriétaires la « femme assise » de Matisse, qui fait partie des œuvres volées. Mais ce ne sera pas si simple. Deux « prétendants » en ont déjà revendiqué la propriété.gurlitt.JPG

Et « le monde a les yeux braqués sur nous » soulignait le chef des autorités judiciaires bavaroises, dés le début des négociations avec Cornelius Gurlitt.

Il lui fit d'emblée une proposition de conciliation alléchante. « Sa » collection intégrale aurait pu être abritée par une fondation. « On trouverait bien un château bavarois » pour l'exposer, le collectionneur pourrait également y disposer d'un hébergement, et bénéficierait d'une pension tout en pouvant continuer à vivre avec ses toiles...Mais ses avocat ont rejeté la proposition.

Les experts disposent d'une année pour faire l'inventaire et l'examen de la collection.