.Un agent des services secrets au sein de l'extrême droite aurait employé Uwe Mundlos et peut être également son complice Uwe Böhnart dans son entreprise de textile alors qu'ils étaient recherchés par la police, à la suite de la découverte à Iena d'un atelier de fabrication de bombe.

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nsuverfass.jpg, avr. 2016

L'indicateur jouait-il double jeu et dissimulait-il ses activités à son officier traitant, ou bien les services de renseignements en savaient-ils plus qu'on ne le croit à propos du trio néo-nazi meurtrier? "On n'en est pas au premier indice qui donne le frisson commente le quotidien berlinois. Des dossiers de renseignements ont disparus. Un agent des services de renseignement de Thuringe aurait encouragé le trio à s'armer et subventionné l'extrême droite avec les fonds des services secrets. Un autre, originaire de Thuringe, était présent sur le lieu du crime lors de l'assassinat d'une des 10 victimes du trio, Halit Yozgat, et il prétend n'avoir rien vu".

De tels évènements ébranlent la confiance que l'on peut accorder à la Verfassungsschutz. Et la coopération entre la NSA et les services de renseignements fédéraux n'a rien arrangé.

Les services de renseignements sont certes nécessaires à la démocratie. Ils ont tout juste permis de désarmer une organisation d'extrême droite "Oldschool Society" qui s'apprétait à attaquer des réfugiés. Leur crédibilité serait décisive à l'heure de la terreur islamiste, des attaques anti-immigrés et des tentatives de déstabilisation des services secrets russes.

Mais les espions indics au sein de l'extrême droite, qui sont censés renseigner les services secrets sont leur point faible. Il faut renforcer le contrôle du parlement à leur égard et d'anciens juges ayant une expérience de la criminalité dans les miliex extrémistes seraient les bienvenus, conclu le Tagesspiegel.

 

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