Les salariés allemands sont les seuls à avoir subi au cours de ces dernières années une chute de leur salaires réels en Europe si l'on en croit l'institut de recherche en économie et sciences sociales (IWS) proche des syndicats
rapporte le Frankfurter Rundschau. Elle serait équivalente à une réduction de moins 0,8%. A l'inverse les nouveaux membres de l'Union à l'est et au centre de l'Europe ont connu des hausse des salaires réels de plus de 100%. La Roumanie est en tête avec 331,7%, la Lettonie, 188,5%. Le montant des rémunérations de départ n'avait pas grand chose à voir ceci dit avec les salaires en Allemagne. Mais en France par exemple les salaires réels auraient augmenté de 9,6% depuis 2000 et en Angleterre de 26%. Ce qui tendrait à prouver que la hausse des salaires réels n'est pas forcément liée à la destruction d'emplois. La Grèce et l'Irlande affichent de leurs côté respectivement des hausses de 39,6% et 30,3%. L'Allemagne a un sacré problème salarial conclu l'institut. En dépit d'un faible taux d'inflation, elle est toujours dernière en ce qui concerne la hausse des salaires réels et les années qui viennent devraient confirmer cette tendance. Les salaires effectifs allemands tendent à être inférieur à ceux qui sont convenus dans les accords salariaux. Dans les autres pays européens la tendance est inverse.--------*
Les soucis s'accroissent pour la CSU bavaroise. A dix jours des élections dans le Land de Bavières les sondages sont inquiétants pour l'état major de la démocratie bavaroise. Ils annoncent un revers pour le parti démocrate chrétien coté à 47% aujourd'hui contre 60% en 2003
souligne le quotidien münichois Süddeutsche Zeitung. Une chute de 13 points serait une catastrophe pour les successeurs d'Edmund Stoiber, le candidat de l'époque. La CSU aurait certes toujours la majorité absolue au Landtag. L'opposition ne rassemblant que 45%. Le SPD recueillerait 21% des voix des électeurs, les verts 9%, le FDP avec 8% pourrait réintégrer le parlement régional dont il a été absent depuis 14 ans. Les "électeurs libres" avec 7% pourraient également faire leur entrée au Landtag, mais le parti la Gauche, coté à 4%, ne passerait pas la rampe. Il faut ceci dit se méfier des sondages, toutes les récentes élections l'ont démontré. En Bavières la pression est d'autant plus forte pour les sondés que les réponses sont parfois très convenues, le vote CSU y est considéré comme le vote "normal". La Bavières est gouvernée depuis 1967 par la CSU, avec une majorité absolue. Le parti démocrate chrétien n'est jamais descendu au dessous des 50% des suffrages depuis 1970, il y a 38 ans. --------*
Fritz Schramma, maire de Cologne, manifeste contre l'extrême droite. Un sommet européen contre l'islamisation de l'Europe se tient ce week-end dans la capitale rhénane à l'initiative du groupe Pro Köln, représenté au conseil municipal de Cologne. Schramma souligne dans
les colonnes du Tageszeitung qu'il participera à la manifestation appelée par une pléiade d'organisations et d'associations pour défendre sa ville, une ville ouverte, libérale, anti-raciste. Il fera partie des orateurs qui s'adresseront au manifestants du parvis de la cathédrale. Le maire souligne que toutes les possibilités d'une interdiction du rassemblement de Pro Köln ont été examinées. Mais on ne peut que tolérer un évènement qui respecte le cadre de la liberté de manifestation, tout en démontrant publiquement ce que l'on ressent à son égard, explique-t-il. Fritz Schramma, démocrate-chrétien, a toujours été un partisan de la construction de la mosquée, qui a fait couler beaucoup d'encre. Il a même voté contre son groupe, la CDU, au conseil municipal, pour donner, avec l'opposition (SPD, Verts...) le feu vert au commencement des travaux. Il y a 180 nationalités différentes qui vient à Cologne souligne-t-il. 120 000 personnes sont des musulmans pratiquants. Cologne, partisane du dialogue religieux est une ville pacifique qui pratique l'intégration amicale. Pro Köln est un danger potentiel qu'il ne faut pas surestimer. 1500 personnes devraient participer à leur rassemblement, on attend 40000 contre-manifestants.-------*
Les banques des Länder sont touchées par la crise financière. Leurs pertes tiennent notamment à leurs investissements chez Lehman Brothers qui vient de faire faillite. Les sommes s'élèveraient à plus d'un milliard d'euros. Selon le porte parole de la fédération des caisses d'épargne, principaux actionnaires avec les Länder le capital des sept banques régionales, les banques régionales les plus touchées seraient la Nordbank, la banque du Land de Bad-Würtemberg et la banque de l'état libre de Bavières,
rapporte le Handelsblatt. Les instituts publics ont déjà laissé de grosses plumes dans la crise, leurs pertes seraient évaluées à 15 milliard d'euros environ et de nouvelles pertes sont prévues au quatrième trimestre. "Juillet et août étaient mauvais, septembre désastreux". Les conséquences peuvent se répercuter sur le plan politique. Les pertes de la banque de Bavières n'arrangent pas la CSU actuellement en pleine campagne électorale. Erwin Huber, le président du parti, ministre de l'économie, a déjà souffert de ses déboires.
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