Hambourg Berlin en panne d'intégration scolaire** Merkel en panne d'idée** Hesse, fin de round** Basf, panne de commande** CDU Berlin en panne de relance** La Kastanienallee résiste
jeudi 20 novembre 2008 à 12:13 - permalien #232
Merkel en panne d'idées à quelques semaines du congrès de la CDU la chancelière commence à être contestée dans ses propres rangs. Elle paraît gérer la crise sans avoir de perspectives d'avenir précises. L'aile libérale de la CDU et la CSU bavaroise estiment qu'elle en fait trop du côté des aides de l'état accordé aux entreprises et aux banques, signale le quotidien die Welt. « Opel d'abord et puis après? », interroge le Tagesspiegel, qui cite Michael Fuchs porte parole des classes moyennes de la CDU. Si on commence à soutenir les « canards boiteux » ou va-t-on s'arréter. Une critique reprise par la CSU bavaroise. A l'inverse le ministre président démocrate chrétien de Sarre, Peter Müller, estime qu'Opel ne doit pas être un cas isolé. Les entreprises qui ont besoin de liquidités et ne sont pas « endettées » doivent bénéficier d'un accès au crédit garanti, comme la filiale de General Motor. La CSU critique par ailleurs la chancelière en ce qui concerne l'absence de réduction systématique des impôts pour relancer l'économie. Le texte de préparation du prochain congrès de la CDU prévoit cependant des réductions fiscales pour les couches moyennes, et les familles avec enfants, note le Financial Times Deutschland, qui estime que la chancelière adopte la politique douce à la Schröder qu'elle condamnait alors en 2002. Elle maintient certes l'objectif de l'équilibre budgétaire à l'horizon des années qui viennent. Mais c'est précisément ce qui interdisait jusqu'ici selon elle les réductions d'impôts revendiquées par la CSU. Elle les envisage maintenant à la veille du congrès de la CDU et de l'année électorale 2009, souligne die Welt. Ce qui était impossible avant la crise financière l'est devenu aujourd'hui, c'est incompréhensible résume-t-on du côté de la CSU.
Fin d'un drame: le Landtag de Hesse se dissout. Derniers échanges au parlement régional de Wiesbaden et premiers discours de campagne électorale pour son renouvellement. Le nouveau candidat chancelier du SPD, Torsten Schäfer-Gümbel, qui a pris la place d'Andrea Ypsilanti (voir notre revue de presse "SPD Hesse: lendemain de débâcle") semble avoir bien passé l'épreuve. Les « dissidents » du SPD qui ont refusé au dernier moment de voter pour la candidate de leur parti, relégués à part de leurs anciens collègues de groupe parlementaire ont à nouveau défendu leur choix, souligne Spiegel on line. Ils ont été applaudi dans les rangs de la CDU et du FDP. A signaler un article d'un politologue de l'université de Schwerin qui défend leur geste dans le Tagesspiegel en soulignant que le but du SPD, chasser Koch, le ministre président démocrate-chrétien, ne justifiait pas moralement d'utiliser tous les moyens pour le faire dont celui de s'allier avec les députés du parti la Gauche comme l'avait choisi finalement Andre Ypsilanti. Ce parti serait en effet, comme l'a montré selon lui Carmen Everts, député « rebelle », un adversaire de la démocratie. "Il y a toujours une tension entre les choix personnels et les décisions d'une majorité réplique le chef du SPD Francfort dans les colonnes du Frankfurter Rundchau. Si chacun suit sa boussole, les compromis indispensables en politique deviennent impossibles. Il ne s'explique toujours pas comment 3 des 4 dissidents ont pu tourner casaque la veille du vote après avoir accompagné la démarche de leur parti vis à vis de "la Gauche" des semaines durant.
Après l'automobile, la chimie fait les frais de la crise. Basf va réduire ses capacités de production d'un quart, 20 000 salariés sur 95 000 sont touchés. Le premier groupe chimique mondial voit ses commandes singulièrement réduites du côté des constructeurs automobiles qu'il approvisionne en catalyseurs, peintures, matériaux divers, note le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Nouveau mauvais départ pour la CDU berlinoise. Le parti démocrate chrétien n'arrive pas à se relever de sa crise dans la capitale allemande souligne le Berliner Morgenpost. Son nouveau président Franck Henkel manque de charisme et ne veut pas entendre les appels à la réconciliation avec ses contradicteurs, dont Friedbert Pflügger, qui a été démis de ses fonctions par la « base » après avoir été envoyé par la direction de la CDU pour redonner de l'élan au parti et faire face à Klaus Wowereit, le maire social démocrate de la capitale. La CDU souhaiterait qu'il soit tête de liste des élections européennes. La CDU Berlin semble n'en faire aucun cas.
La Kastanienallee entre en résistance. La plus vieille rue de Berlin Prenzlauer Berg, fondée en 1826 (!) est devenue au cours de ces dernières années un centre apprécié des habitants du quartier et des touristes. Boutiques de mode, cafés, restaurants, une ambiance décontractée, assurée et inventive, note le Berliner Zeitung. Elle marie à la fois de superbes maisons réhabilitées et des trottoirs qui datent de l'après guerre. « C'est notre rue », proclame les habitants qui rejettent le plan d'aménagement et de modernisation que veut mettre en oeuvre la municipalité et qui a été, selon eux, réalisé dans leur dos. Il mettrait en cause justement ce qui fait le charme de la rue, animée jusqu'aux heures les plus nocturnes.

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