Opel un enjeu politique de taille (mise à jour ce vendredi)| Les crèches berlinoises en manque |
jeudi 26 février 2009 à 00:20 - permalien #304
Steinmeier rend visite aux manifestants d'Opel
Mais Steinmeier sait bien, comme Angela Merkel, que la situation est délicate. Le gouvernement a « sauvé » les banques, il ne tient pas à risquer sa responsabilité en investissant dans une entreprise dont l'avenir n'est en rien garanti note Spiegel on line. Le sauvetage financier d'Opel par l'état serait pour les entreprises et les managers en difficulté une raison de plus d'appeler la puissance publique au secours. Un engrenage infernal. Les 4000 concessionnaires d'Opel en Europe, qui emploient 120000 personnes dans 24 pays, seraient prêts à participer au sauvetage de l'entreprise, si elle parvient à définir un concept d'avenir pour sortir de la crise. Mais pour avoir les moyens de le mettre en oeuvre le groupe aurait besoin de plus de 5 milliards d'euros d'ici 2011, pratiquement deux fois plus que prévu. La note serait lourde pour le contribuable souligne Spiegel on line. Le besoins en capital à long terme serait même évalué à 9 milliards d'euros selon les estimations de GM et d'Opel avance de son côté le Berliner Zeitung. Wolfgang Tiefensee (SPD), ministre des transports, milite quant à lui pour une « entrée » de l'état dans la capital du groupe automobile. «Les Länder de Thüringe, Rhénanie du nord-Westphalie, Rheinland-Pfalz et Hessen, ou se trouvent les sites d'Opel devraient être partie prenante de l'entreprise, temporairement au moins, rapporte le Berliner Zeitung. Opel est une entreprise extraordinaire emportée dans le tourbillon pas General Motors, la maison mère. « Nous devons absolument sauver les emplois en Allemagne. Cela vaut également pour les sous-traitants - on compte 25 000 salariés environ chez Opel, une dizaine de milliers chez les sous-traitantsTiefensee cite en exemple VW, et les 20% de participation du Land de Basse Saxe dans le capital du premier groupe automobile européen. Kurt Beck, ministre président du SPD du Land n'exclut aucune solution pour sauver les sites allemands d'Opel mais souligne que le sauvetage sera très difficile. Les deux entreprises, GM et Opel sont étroitement liées l'une à l'autre et les séparés ne sera pas une mince affaire souligne-t-il dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il propose une réunion en fin de semaine des ministres président des Länder concernés et du ministre fédéral de l'industrie. Kurt Beck critique au passage l'initiative « en solo » de Jürgen Rüttgers, le ministre-président de Rhénanie qui est allé négocier à Detroit le sort d'Opel chez General Motors. Paradoxe: grâce à la prime à la casse, les ouvriers d'Opel sont passés du chômage technique aux heures supplémentaires devant la croissance des commandes d'Opel Corsa notamment qui ont été multipliées par trois en février note le Süddeutsche Zeitung. La prime à la casse de 2500 euros décrétée par le gouvernement dans le cadre de son plan de relance est passée par là.
Berlin: après les profs, ce sont les crèches qui appellent à l'aide. 300 éducateurs, éducatrices réclament plus de personnel qualifié et de meilleures conditions de travail au ministre de l'éducation de la ville-état, Jürgen Zollner (SPD), rapporte le Berliner Zeitung. Ils soulignent que leurs moyens se sont détériorés ces dernières années, à mesure que les attentes en matière d'éducation étaient croissantes. Du coup les personnels craquent. Les arrêts maladie longue durée sont de plus en plus nombreux. Les rémunérations quant à elles sont sans rapport avec les efforts demandés.

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