Sommet de crise à la chancellerie. Angela Merkel (CDU) a invité les représentants du patronnat, des banques, des fédérations d'entreprises, mercredi matin pour faire le point sur la situation économique et sociale et pour tenter d'en palier les conséquences les plus menaçantes, sur l'emploi notamment. La chancelière et le vice-chancelier, Franck-Walter Steinmeier (SPD) ont d'emblée rejeté la perspective de tout nouveau plan de relance. Le troisième, une revendication avancée par les syndicats. Le syndicat des services et de la fonction publique revendiquent eux aussi un nouveau plan de relance de 100 milliards d'euros rapporte
Spiegel on line. Une exigence que rejettent les entreprises, qui réclament quant à elles de nouvelles aides et un allègement du coût du travail. Le ministre du travail, Olaf Scholz, SPD, est favorable à une prolongation des indemnisations pour chômage technique, de 18 à 24 mois, pour éviter les suppressions d'emplois. Michael Sommer, président de la confédération syndicale, le DGB, met explicitement en garde contre de possibles troubles sociaux à venir, identiques à ceux des pays voisins comme la France, au cas ou les salariés continueraient à faire les frais de la crise par des licenciements massifs, notamment. Le "sommet" devrait donc envoyer un signal politique garantissant l'emploi des salariés pour les mois à venir.
Les pronostics quant à la croissance négative, la récession pour parler crûment ont été à nouveau revus à la baisse et affichent -2,5% mais on évoque déjà la double, -5%. Les conséquence sur les recettes fiscales serons lourdes, selon le
Berliner Zeitung. Les spécialistes envisagent un perte de recettes de 200 milliards environ pour l'état, les Länder et les communes en 2009. Une chute sans précédent.
Les contribuables vont payer la note des spéculations des banques avec des titres pourris.
Les fonds publics devraient permettre de nettoyer les comptes des établissements financiers, banques privées ou banques des Länder, des valeurs qui plombent leurs bilans, afin de remettre en marche la circulation normale du crédit, note le
Frankfurter Rundschau. Une opération évaluée aujourd'hui à 200 milliards d'euros. Le ministre des finances, Peer Steinbrück assure que le buget de l'état n'en souffrira pas, mais l'opposition n'en croit pas un mot. Selon le ministre des finances, il s'agirait simplement de garantir les titres douteux à l'aide des fonds publics. Une « Bad Bank » permettrait ainsi aux instituts financiers de se débarrasser de leurs valeurs « à risque » -de leurs titres pourris. Les mesures nécessaires devraient être prises à la mi-mai. Une loi serait adoptée avant les vacances d'été. La question serait ainsi réglée avant les élections fédérales de septembre prochain!
Jürgen Klinsmann, l'entraineur du Bayern Münich a perdu à nouveau un match, devant le tribunal cette fois. La justice a rejeté sa plainte contre la une du
Tageszeitung du 11 avril, ou Klinsmann est représenté crucifié.

« Il s'agit d'une image satirique qui ne se réfère pas au domaine de la religion mais à l'échec de l'entraîneur de football, auteur de la plainte », résume le tribunal bavarois. Le FC Bayern, encaisse défaites sur défaites...
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