Monsanto fait de la résistance | Troisième plan en plan | Schaeffler, VW, les acheteurs rachetés | Fiat rachèterait bien Opel mais les Opelaner ne sont pas chauds |
jeudi 23 avril 2009 à 23:52 - permalien #343
Un troisième plan de relance ou pas. Les syndicats ont défendu cette revendication hier au sommet de crise convoqué par Angela Merkel à la chancellerie. Sans succès. L'idée cependant semble faire son chemin, à la lumière des nouveaux chiffres catastrophiques qu'alignent les économistes annonçant une récession jusqu'à -6%. Gesinne Schwan, la candidate du SPD à la présidence de la République, souligne que si ces pronostics se vérifient un troisième plan de relance sera indispensable. Une exigence reprise au vol par Otmar Schreiner, porte parole de l'aile gauche du parti. Le président du syndicat des services et de la fonction publique Ver.di Franck Bsirske souligne dans Spiegel on line: "le gouvernement doit agir vite, et avec force. Nous avons besoin d'un troisième plan de relance avant que la déflation ne menace." Il s'agirait selon lui de sauver au moins deux millions d'emplois.
Schaeffler-Conti, VW-Porsche: l'acheteur acheté? Curieux retournement de situation dans les deux grosses tentatives de rachat qui faisaient la une avant la crise. L'équipementier familial bavarois Schaeffler s'est tellement endetté auprès des banques pour racheter le groupe de pneumatique Continental de Hanovre, qu'il est devenu l'orage de ses établissements créditeurs qui songeraient maintenant à faire de la direction de Continental l'état-major du groupe fusionné note le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le même schéma pourrait se reproduire pour le clan Porsche qui en voulant devenir détenteur de 75% des actions de VW, aurait mis ses propres finances en danger et serait aujourd'hui le dos au mur, selon le Financial Times Deutschland. Le groupe de Wolfsburg pourrait en profiter maintenant pour avaler et intégrer au contraire le constructeur de voitures de sports souligne die Welt. Une revanche pour le « grand-manitou» de VW, Ferdinand Piëch, petit-fils de Ferdinand Porsche, qui n'avait jamais digéré d'être avalé par le clan familial contre son gré. La crise souligne le cynisme de ces jeux de clans et familles pour des empires industriels, petits ou grands.
Fiat s'intéresse à Opel mais les Opelaner ne veulent pas en entendre parler. Le groupe équipementier autrichien et canadien Magna serait également sur les rangs. Roland Koch, le ministre président du Land de Hesse ou se situe Rüsselsheim, le site du siège d'Opel, s'en réjouit. GM la maison mère US d'Opel serait prêt à céder Opel contre un investissement de 500 millions de l'acheteur dans le groupe automobile allemand. Le ministre de l'économie d'Angela Merkel Karl Theodor zu Guttenberg (CSU) serait partisan d'une reprise d'Opel par Fiat souligne le Berliner Zeitung. Mais les salariés du groupe de Rüsselsheim sont contre. Cela signifierait la suppression de milliers d'emplois et la fermeture de plusieurs site, assure le président du conseil d'entreprise, qui favorise plutôt un rachat d'Opel par Magna. « Fiat und Opel se concurrencent en effet sur tous les modèles à part les niches Maserati et Ferrari, commente le Frankfurter Rundschau. Les restructurations seraient donc inévitables. Fiat chercherait en fait à sauver sa peau. Endetté jusqu'au coup, avec 14 milliards de crédits contractés, le groupe italien n'est plus financé par les banques. Le rachat d'Opel lui permettrait d'accéder aux aides des finances publiques.

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