Tourmente chez les Verts après l'accord avec la CDU en Sarre
mardi 13 octobre 2009 à 23:09 - permalien #470
« C'est un maffioso ». Pardon? L'interroge le quotidien alternatif Tageszeitung.
« Oui, il a organisé le parti à sa guise. Quand la moitié des adhérents sont membres de la circonscription du président du parti, il y a problème. Ça rappelle la Sicile. »
Ulrich aurait eu l'intention depuis longtemps de s'allier avec la CDU et non avec le SPD, selon le député Vert européen. La raison avancée au congrès des Verts: l'impossibilité de travailler avec Oskar Lafontaine, serait un simple prétexte.
Les Verts ont trois députés au parlement régional, ajoute Cohn-Bendit. Ils sont trop faibles pour gouverner et n'auront plus aucun poids une fois l'accord de gouvernement signé. Ils auraient dû soutenir un gouvernement de l'extérieur, en restant indépendant au sein du parlement régional, afin d'obliger les autres partis à négocier toute nouvelle loi avec eux avant son adoption. Le chef des « Jeunes Verts » de Sarre estime lui que le choix du parti adulte est « fatal ». Le fait est que même si le choix des Verts contre un gouvernement rouge-rouge-vert n'a pas été facile, il va contre le programme électoral adopté par les écologistes, souligne le quotidien populaire Bild. Celui-ci affirmait que « la CDU était usée, qu'elle avait fait pression sur les gens sans égard pendant 10 ans, s'appuyant sur sa majorité absolue, sans égard pour le vote des citoyens et se comportant comme une autorité étatique ». Cela ne ressemble pas au profil d'un futur partenaire. »
Les électeurs en veulent de toute façon au parti de ce choix pour la CDU et le FDP. Ils doivent admettre que celui qui vote pour les Verts ne sait plus à l'avenir ce qui va en sortir. Et les coups de fils furieux, les e-mail et les lettres s'accumulent au siège des Verts en Sarre. »
Les forum sur le site web des Verts sont également enflammés. Un participant souligne par exemple que les les Verts ont été élus au vote par liste, grâce à la deuxième voix d'électeurs qui ont utilisé leur première voix pour voter pour un candidat du SPD au scrutin direct. Parce qu'ils voulaient un gouvernement dirigé par Heiko Maas, le chef des sociaux démocrates et se retrouvent à nouveau avec le ministre président de la CDU dont ils voulaient se débarrasser.
Mais le choix des Verts sarrois est positif au contraire, assure le Südeutsche Zeitung. Les verts n'ont pas besoin de se trouver, comme le SPD. C'est au contraire le seul parti d'opposition qui est prêt à prendre ses responsabilités dans un gouvernement. Avec l'Union chrétienne et le FDP. Ou même à la place du FDP.
La direction des Verts à Berlin devrait remercier ses amis du sud-ouest
. Ils ont donné le signal de plus de liberté, comme les Verts de Hambourg -qui se sont alliés également à la CDU pour gouverner la ville état. Croire que les Verts sont indissociablement liés aux rouge est devenu un risque pour les écologistes depuis la débâcle des sociaux démocrates. Que nombre de sociaux-démocrates ne se soient pas rendu compte que ce projet d'alliance touche à sa fin et considèrent toujours les Verts comme leurs partenaires « juniors » démontre simplement une fois de plus combien le SPD a perdu le sens de la réalité.
Un point de vue qui reflète l'opinion du courant le plus « réaliste » des Verts. Certains souhaitent déjà multiplier les alliances à la jamaïcaine, que le courant gauche du parti vert lui ne peut pas admettre.
La direction des Verts est perdue et ne sait pas trop quoi faire avec cette nouvelle alliance aux couleurs noir, jaune, vert, en Sarre, commente de son côté Spiegel on line. Le quatuor de tête, Claudia Roth et Cem Özdemir, présidents du parti, Renate Künast et Jürgen Trittin, chefs du groupe parlementaire au Bundestag, oscillent entre les appels au respect de la décision prise par les Verts sarrois, les mises en gardes, et les critiques prudentes. Ils avouent parfois qu'ils auraient préféré un ministre président du SPD et attaquent le chef de la Gauche Oskar Lafontaine, auquel il est « impossible de faire la moindre confiance ».
Ils assurent par ailleurs que l'exemple de la Sarre n'est en aucun cas reproductible au niveau fédéral ou l'heure est à l'opposition frontale contre la CDU et les Libéraux du FDP. La CDU elle est en colère contre le ministre président du Land de Brandenburg, le social démocrate Mathias Platzeck qui vient d'abandonner la grande coalition avec les démocrates chrétiens, qui dirigeait le Land depuis dix ans, pour s'allier avec le parti la Gauche, au Landtag, à Potsdam note Spiegel on line. « Il n'y avait pas la moindre raison d'abandonner l'excellent travail réalisé de concert, s'insurge le secrétaire général du parti d'Angela Merkel.





















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