L'Allemagne, pays de "retraités" en 2030 | L'opposition et la chancelière règlent leurs comptes | Schreiber lache sa première bombe |
jeudi 21 janvier 2010 à 11:58 - permalien #538
Celle-ci envisage les évolutions des populations des 281 régions d'Europe de 2008 à 20030. Leur densité va s'accroître à l'ouest, au nord-ouest, tandis que l'Europe va « se vider » à l'est. En Bulgarie, en Allemagne de l'est, en Hongrie le nombre d'habitants va diminuer de plus de 20%.
La charge des actifs pour le financement des retraites va croître en conséquence. 100 personnes en activité financeront les retraites de 70 retraités de plus de 65 ans environ, dans vingt ans en Allemagne, alors qu'elles financeront les pensions de 14,8 retraités à Londres ou de 24 retraités en Irlande...
*L'opposition, le SPD, les Verts, et « la Gauche », ont grignoté ces dernières semaines la majorité de l'union chrétienne et des Libéraux du FDP, qu'ils devancent d'un point maintenant dans les sondages. Au Bundestag, les trois partis d'opposition ont accusé le gouvernement d'avoir totalement « raté son départ », rapporte le Berliner Zeitung. La confiance dont il bénéficiait auprès des citoyens a été dilapidée en trois mois, un exemple sans précédent, selon Frank-Walter Steinmeier, chef du groupe parlementaire social démocrate, ex vice-chancelier de la grande coalition d'Angela Merkel.
La chancelière a défendu quant à elle avec vigueur sa politique de réduction des impôts pour les années à venir, en dépit d'un déficit record du budget 2010 de 86 Milliards d' Euros – le plus gros depuis la fondation de la République fédéral. Elle n'a pas indiqué cependant les dates et les montants précis des réductions fiscales à venir. Angela Merkel estime qu'il faut innover face à la crise, pour sortir du gouffre après avoir ralenti la chute grâce à une politique « sensée ».
Selon la chancelière souligne le Bild Zeitung, le nouveau déficit record est inévitable sur fond de crise et reste à la hauteur de ce que le gouvernement précédent la grande coalition SPD-Union chrétienne pouvait envisager.
« Qui n'a pas compris cela ne peut pas prendre sérieusement part au débat actuel, dira Merkel ». Elle répondra avec aplomb aux interpellations de l'opposition « pour le moment c'est moi qui parle ».
L'Allemagne doit faire le pari de la croissance tout en assurant la consolidation de ses finances. « Elle doit profiter de ses avantages, et rester une nation exportatrice puissante ». le Süddeutsche Zeitung cite ces propos d'Angela Merkel et souligne lui que pour Steinmeier, c'était hier « le début du règlement de compte» politique avec la nouvelle coalition et personnel avec la chancelière.
« Votre discours donne un peu l'impression que vous demandez pardon ». Comme si votre début n'était qu'une embardée et un manque de chance au départ. Mais personne ne vous croit", assènera Steinmeier, dont le Süddeutsche compare le discours à celui de Herbert Wehner, chef mythique du groupe parlementaire du SPD de l'époque Brandt-Schmidt.
*Schreiber lâche sa première bombe au procès de Münich selon l'hebdomadaire Stern. Le marchand d'armes, lobbyiste bavarois, jugé pour détournement fiscal de plusieurs dizaines de millions a révélé hier avoir versé en 1991, 1,4 millions de Dmarks de dessous de table à la CSU bavaroise.
Il a donné le détail de ses versements, et assure qu'ils ont été alors dissimulés par le trésorier de l'époque sur des comptes divers, en Suisse notamment, avec l'accord de Franz Josef Strauss, le ministre président de Bavières et l'un des « pères spirituels » d'Airbus.
Certains dons illégaux auraient été attribués à des personnes décédées.
Schreiber et son avocat n'ont pas de documents pour appuyer leurs assertions que la CSU a aussitôt rejetée. Mais l'accusé à demandé également que le tribunal entende l'ancien procureur Winfried Maier, qui entama l'enquête sur le réseau Schreiber, et n'a pas caché dans ses derniers entretiens avec la presse qu'il n'avait pu mener celle-ci en toute liberté.
Les autorités bavaroises auraient multiplié les obstacles à son égard et certains actes de l'époque auraient même disparu. La requête de Schreiber énerve le procureur qui a pris la suite de Maier, et le procureur général qui assure qu'à sa connaissance "rien n'a disparu", note "Stern".
Schreiber a par ailleurs laissé entendre qu'il disposait d'autres révélations explosives sur les destinataires des dessous de table en provenance de Thyssen notamment. Les quatre partis « importants » de l'époque, CDU,CSU,FDP, SPD, seraient sur la liste.

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